Enseignement supérieur
La loi organique dispose, dans son article 27  que :« le congrès peut, à partir du début de son mandat commençant en 2009, adopter une résolution tendant à ce que lui soient transférées, par une loi organique ultérieure, les compétences suivantes :
  • règles relatives à l’administration des provinces, des communes et de leurs établissements publics, contrôle de légalité des provinces, des communes et de leurs établissements publics, régime comptable et financier des collectivités publiques et de leurs établissements publics ;
  • enseignement supérieur ;
  • communication audiovisuelle. » 

L'enseignement Supérieur

Enseignement Supérieur
L’enseignement supérieur et la recherche sont intimement liés, car il n’existe pas d’enseignement supérieur de qualité sans enseignant chercheur de haut niveau. Ces domaines participent au développement de l’économie de la connaissance, à l’innovation technologique, et à la performance des entreprises et des services publics. Dans un monde concurrentiel, une vision politique ambitieuse en matière d’enseignement supérieur et de recherche est donc essentielle dans le développement de l’armature d’un pays moderne : la matière grise a de tout temps été mobile. Il est donc nécessaire de garantir les conditions d’accueil et de travail performantes pour les enseignants chercheurs de haute qualité.
A ce jour, l’Etat organise et finance l’enseignement supérieur et la recherche. Avec près de 2 800 étudiants inscrits, l’Université de Nouvelle-Calédonie - UNC - est le fer de lance de ce dispositif. Le projet d’établissement arrêté pour la période 2008 – 2011 a défini des chantiers prioritaires, dont une formation mieux adaptée au contexte calédonien, ainsi qu’une politique de recherche recentrée sur les grands enjeux scientifiques régionaux.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Crédit photo : UNC - Eric Dell'Erba
 
Pour l’heure, l’Université de la Nouvelle-Calédonie s’inscrit dans un mouvement national de réformes, dont la loi du 10 août 2007 relative aux libertés et responsabilités des universités.
La loi organique du 19 mars 1999 prévoit le transfert de l’enseignement supérieur sans le transfert de compétences en matière de recherche. Cependant, comme cela est précisé dans le document d’orientation de l’accord de Nouméa (3.2.7.) cette dernière compétence fait d’ores et déjà l’objet d’un partage avec l’Etat. C’est ainsi, par exemple, que l’Etat, les provinces, les organismes de recherches et les opérateurs miniers ont créés en octobre 2007, dans le cadre d’un groupement d’intérêt public, le C.N.R.T. «Nickel et son environnement» (centre national de recherches technologiques), une opération du contrat de développement Etat-intercollectvités 2006-2010 pour contribuer à la valorisation durable de la ressource minière en Nouvelle-Calédonie. On peut encore citer l'opération ZONECO qui recense les ressources minérales et vivantes dans la zone économique exclusive (ZEE) ou encore le laboratoire de pays qui va permettre de mettre au point des itinéraires techniques pour l'élevage de poissons à forte valeur commerciale. Le partenariat scientifique local est fort que ce soit avec l’université, les organismes nationaux de recherches comme l’I.R.D. (Institut de recherche pour le développement), le CNRS (Centre national de recherches scientifiques), l’IFREMER (Institut Français de recherche pour l’exploitation de la mer) ou avec  l’Institut Agronomique néo-calédonien (I.A.C.), établissement public calédonien créé avec les collectivités provinciales qui effectue des activités de recherche en appui au développement agronomique. Au niveau régional ce partenariat est également très actif avec la Polynésie Française, les organisations internationales comme la Communauté du Pacifique Sud (C.P.S.) ou le Programme Régional Océanien de l’Environnement (P.R.O.E.) et avec les universités et institutions de recherches basées en Australie, en Nouvelle-Zélande, aux Iles Hawaii, au Japon et d’autres pays de la Mélanésie.
L’article 38 de la loi organique mentionne que le gouvernement de Nouvelle-Calédonie est associé à l’élaboration des contrats d’établissement entre l’Etat et les établissements universitaires intervenant en Nouvelle-Calédonie. Il prévoit également un "conseil consultatif du de la recherche" placé auprès du congrès, qui a été mis en place en 2000 et qui est informé, chaque année, par les établissements universitaires et les organismes de recherche, de leur action en Nouvelle-Calédonie et du bilan de leurs travaux. Le gouvernement peut en outre conclure des conventions d’objectifs et d’orientation avec ces établissements. Ainsi, un master professionnel de management international de l’entreprise, fortement parrainé par le gouvernement et la province Sud, s’est ouvert à la rentrée 2009 en collaboration avec HEC. L’UNC est également engagée dans un partenariat avec le lycée du Grand Nouméa pour créer, à partir de la rentrée 2009, une classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE) qui permettra aux étudiants de préparer, tout à la fois, la licence en économie et gestion et le concours d’entrée à l’Ecole normale supérieure de Cachan. Une licence professionnelle de commerce spécialisée en achats et logistique sera ouverte en collaboration avec la Chambre de Commerce et d’Industrie.
Gouvernement de Nouvelle-Calédonie
 

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