Les mines et l'énergie
L’activité minière est indissociable de l’histoire de la Nouvelle-Calédonie. Les découvertes minérales se sont succédées (charbon, or, cuivre, cobalt, chrome, antimoine…) mais la plus importante fut celle du minerai de nickel par Jules Garnier en 1864.

En 1973, est créé le «bureau des Mines». Après de nombreuses appellations, il est renommé «Service des Mines et de l’Energie» en 1981, puis «direction de l’Industrie, des Mines et de l’Energie de la Nouvelle-Calédonie (DIMENC) en 2004. Cette direction assure, pour le compte de l’Etat, de la Nouvelle-Calédonie et des trois provinces, le contrôle et la promotion de l’industrie en Nouvelle-Calédonie dans une perspective de développement durable. La DIMENC a donc pour rôle de favoriser un développement industriel et économique en adéquation avec des objectifs ambitieux de sécurité, d’équité, de développement social et de respect de l’environnement. Outre le service administratif et financier, elle est composée de cinq services :
 
Le service de l’Industrie y instruit les dossiers d’installations classées pour la protection de l’environnement et les surveille. Il contrôle aussi les appareils à pression, l’importation, la détention et l’utilisation des explosifs. Il veille à la qualité de l’air et participe à la gestion des déchets en Nouvelle-Calédonie.
 
Le service des Mines et Carrières promeut et contrôle l’industrie extractive, mines et carrières, pour les aspects conservation de la propriété de mine et de carrière, gestion et valorisation de la ressource, sécurité des biens et des personnes, respect de l’environnement et droit du travail. Il participe à la réhabilitation des sites miniers dégradés. Il recueille et organise le suivi des statistiques de l'industrie extractive et est en charge de l'observatoire international du nickel et du cobalt.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
  
Le service de la géologie, conseillé par le BRGM (bureau de recherches géologiques et minières, contribue à la meilleure connaissance des caractéristiques géologiques de la Nouvelle-Calédonie afin de mieux intégrer les futurs enjeux  du territoire (aménagements liés aux grands projets miniers, ressources alternatives, risques naturels,...). Il a notamment en charge l'inventaire et l'exploitation durable des ressources (eaux souterraines, matériaux, minérales, minières). Il aide également à localiser les aléas géologiques (stabilité du terrain,...). Dans ce cadre, il exerce une mission de conseil aux collectivités.
 
Le service de l’Energie participe à l'orientation et à la mise en oeuvre de la politique énergétique de la Nouvelle-Calédonie et, dans ce cadre, contrôle les opérateurs énergétiques néo-calédoniens, pétroliers et électriques, et coordonne les programmes d’aide à l’électrification rurale, de la maîtrise de l’énergie, d'économie d'énergie et de développement des énergies renouvelables.
 
Le laboratoire d’analyses minérales est chargé du contrôle des minerais à l’exportation. Il est aussi prestataire de service pour toute autre analyse minérale, minerai d’exploration, béton, eaux et depuis le début de l'année 2009 des analyses de polluants dans les hydrocarbures et les huiles usagées.
Les transferts de compétences en matière minière se sont fait progressivement. En 1988, avec la loi référendaire, est transférée aux provinces la compétence minière pour toutes les substances, sauf les substances utiles à l’énergie atomique ainsi que le nickel, le chrome, le cobalt qui restent dévolus à l’Etat. Puis en 1999, la loi organique confie à la Nouvelle-Calédonie la compétence pour la réglementation relative au nickel, au chrome et au cobalt et elle confie aux provinces la compétence pour appliquer cette réglementation. En outre, la Nouvelle-Calédonie devient compétente pour arrêter un schéma de mise en valeur des richesses minières.
 
Dans le domaine de l’énergie, la Nouvelle-Calédonie était, avant la loi référendaire, déjà compétente en la matière, à l’exception du contrôle des stocks stratégiques qui relève encore aujourd’hui de l’Etat.
 
En conséquence, aujourd’hui, la Nouvelle-Calédonie et les provinces disposent de la majeure partie des compétences en matière énergétique et minière. Les compétences de l’Etat se résument donc, pour l’énergie, au contrôle des stocks stratégiques et pour la mine aux substances utiles à l’énergie atomique.
 
Suite à ces différents transferts, la Nouvelle-Calédonie peut notamment décider librement de la mise en valeur des ressources minières, avec le schéma minier, prévoyant pour les années à venir les grandes évolutions pour l’essor et le développement de l’industrie minière et métallurgique. De même, compétente en matière de réglementation minière, la Nouvelle-Calédonie peut travailler, comme elle le fait actuellement, à l’élaboration d’un Code minier dont l’objectif est de clarifier et de simplifier la réglementation minière applicable au nickel, au chrome et au cobalt.
 
Grâce aux transferts de compétences, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie peut donc, en étroite collaboration avec l’Etat et les provinces, participer au développement des grands projets miniers du Nord comme du Sud. La DIMENC est en charge du suivi de ces dossiers, et a participé, dans ce cadre, à la mise en place des dispositions arrêtées dans le protocole de Bercy de 1998.
 
Koniambo
 
Deux organes consultatifs ont été créés par la loi organique du 19mars 1999 :
  • Le Conseil des Mines (CM) (article 41 lo.). Il représente l’organe où l’Etat, la Nouvelle-Calédonie et les provinces tentent de concilier leurs approches. Placé sous la présidence du Haut-Commissaire (qui ne vote pas), il comprend les présidents des autres exécutifs (gouvernement, assemblées de province). Il est obligatoirement consulté sur tout projet de loi du pays ou de délibération en matière minière.
  • Le Comité Consultatif des Mines (CCM) (article 42 lo.). Composé de représentants de l’Etat, du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, du congrès, du sénat coutumier, des organisations professionnelles et syndicales et des associations de protection de l’environnement, il est obligatoirement consulté sur tous les textes miniers adoptés par le congrès ou une assemblée de province, à l’exception des autorisations d’investissements étrangers.
Gouvernement de Nouvelle-Calédonie
 

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